• 26 avr.

Épisode Bali – La valse des escaliers et la rencontre avec Marcel

  • nobilet
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Bienvenue dans ce nouvel épisode de mes aventures balinaises. Si vous me suivez, vous savez que mon voyage à Bali ne ressemble pas tout à fait à la brochure de l'agence. J’y étais partie avec mon idée fixe : une baguette magique, un coup de pouce énergétique, et hop, ma jambe gauche redeviendrait une athlète de haut niveau.

La baguette magique était peut-être en panne, mais ma vulnérabilité, elle, a décidé de faire une entrée fracassante.

Sanur : L'art de traquer l'escalier balinais

Après Ubud, j’ai senti qu'il fallait changer de décor. Trop d’intensité, trop d’escaliers qui me stressait. J'ai donc jeté mon dévolu sur Sanur. Mon critère numéro un était Zéro escalier.

J'ai choisi un hôtel "accessibilité maximale" : rez-de-chaussée, proche du petit-déjeuner, vue jardin, piscine à portée de main. Le bonheur, non ? Sauf qu'à Bali, l'escalier est une espèce contagieuse. Il est partout. Même quand tu crois qu'il n'y en a pas, il se cache, sournois, derrière un pot de fleurs ou un rideau. Madame rigide n'avait pas tout vérifier.

Marcel, mon nouveau meilleur ami

Ah, je ne vous avais pas présenté Marcel ! Et oui, je ne suis partie seule.

Marcel, c'est mon bâton de marche. En France, je refusais catégoriquement de sortir avec un truc pareil – ça faisait trop "mamie en sortie dominicale", disait mon orgueil mal placé. Ici, Marcel et moi, on est devenus inséparables. On discute, il me soutient, il est là quand ma jambe gauche décide de faire grève. On est un duo de choc.

Le grand plongeon (et la galère du retour)

Revenons à la piscine. Madame Rigide avait fait son inspection : "Ok, il y a des rampes, l'accès est validé." Je plonge, je nage, je me sens libre. Le bonheur, enfin !

 Puis, le moment fatidique : sortir. Je m'approche de l'escalier réglementaire. Je cherche la marche. Pas de marche. Je cherche la deuxième. Rien. J'en aperçois une au ras de l'eau. Je tente un mouvement de souplesse digne d'une gymnaste olympique… Raté. Je n'ai plus mes grands écarts de mes 20 ans, c’est une évidence.

 Prise de panique à l'idée qu'on me voie patauger comme une otarie échouée, je replonge l'air de rien, comme si je m'entraînais pour les JO. Tentative numéro deux : sortir par le bord. Résultat ? Un maillot de bain râpé et une dignité en berne. Finalement, j'ai dû sortir par un autre côté avec une grâce toute personnelle, sous les yeux de Marcel qui, lui, se dorait la pilule tranquillement sur mon transat. Comique, je vous dis.

 Le retour du refoulé (ou la rechute Ubud)

Sanur, c'était le calme. Mais voilà, le samedi, les vacances scolaires ont commencé, et avec elles, l'invasion des petites têtes blondes (et brunes) partout. Madame Zen a alors eu une intuition : "Et si on retournait à Ubud, dans un nouvel hôtel ? Peut-être que cette fois, l'énergie sera la bonne ?"

Grosse erreur. J'ai tenu 24 heures. Ma chambre "vue nature" donnait en réalité sur un mur de béton impitoyable. Madame Zen était aux abonnés absents, et Madame Rigide était au bord de la crise de nerfs.

 Le verdict est tombé : Ubud et moi, c'est une relation toxique. Je n'ai même pas défait ma valise (par peur qu'elle refuse de se refermer, bien sûr, pas du tout par flemme). Ni une, ni deux, direction Amed.

Trois heures de route plus tard... Spoiler alert : c'est là que j'ai commencé à vraiment kiffer.

 Mais ça, c'est une autre histoire que je vous raconte très vite !

Et vous, avez-vous déjà eu des aventures aussi cocasses avec votre propre corps ou vos intuitions de voyage ? Dites-le-moi en commentaires !

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