• 21 fév.

Mais où est passée Madame Zen ?

  • nobilet
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Elle est en toi, silencieuse et puissante. Alors pourquoi continues-tu à la faire taire ?

Elle était là, un jour, plus présente, plus douce et plus alignée.

Et puis… elle a disparu.

Mais où est passée Madame Zen ?

Est-ce qu’elle s’est vraiment évaporée ?
Ou est-ce que nous l’avons doucement mise de côté ?
Rangée dans un coin, parce qu’elle dérangeait notre manière de fonctionner.

Ou peut être parce qu’elle nous demandait de ralentir, de ressentir et d’oser être vulnérable.

Et ça… ça fait peur.

Madame Zen ne fait pas de bruit

Madame Zen ne lutte pas, elle n’impose pas et surtout elle ne crie pas plus fort que nos peurs.

Elle murmure.

Elle dit :
Respire.”
“Ce n’est pas une urgence.”
“Tu peux te faire confiance.”

Mais autour d’elle, il y a le bruit comme 😱

Le bruit du contrôle.
Le bruit de la performance.
Le bruit du “il faut”.
Le bruit du “sois forte”.

Alors on choisit ce qui semble plus rassurant : la maîtrise, la rigidité et la protection.

Et Madame Zen recule d’un pas, car Madame rigide a des peurs :

  • La peur de la vulnérabilité

Être zen, ce n’est pas être détachée de tout, c’est être connectée à soi.

Mais se connecter à soi, c’est sentir : la fatigue, la tristesse et les doutes.

La vulnérabilité n’est pas confortable, elle enlève les armures.
Elle expose.

Et beaucoup d’entre nous ont appris que montrer ses émotions, c’était risqué.

Alors on referme, on contrôle et on serre.

Et on s’étonne ensuite de ne plus sentir la paix😉

  • La peur du féminin

Madame Zen vit dans le féminin et pas le féminin caricatural.
Le féminin profond.

Celui qui ressent avant de comprendre.
Celui qui accueille au lieu de conquérir.
Celui qui sait sans toujours pouvoir expliquer.

Mais nous avons appris à valoriser l’action rapide, la logique et la performance.

Le féminin fait peur parce qu’il ne se contrôle pas. Et oui, il se traverse, il s'écoute et bien sûr il s'honore.

Et cela demande une forme de lâcher-prise (vous savez ce truc à la mode 😂)

  • La peur de l’ouverture de conscience

Si Madame Zen revient…tu verras des choses.

Tu verras ce qui ne te convient plus, et tu sentiras les relations déséquilibrées.
Tu percevras les choix qui ne sont plus alignés et cela peut te bousculer un peu.

La conscience ouvre les yeux et parfois, on préfère les garder à moitié fermés.

Parce que voir oblige à agir ou à changer.

Et le changement demande du courage et beaucoup.

Questions à se poser

  • Dans quelles situations est-ce que je fais taire ma douceur ?

  • Qu’est-ce que je crains si je ralentis vraiment ?

  • Ai-je peur d’être jugée si je montre ma vulnérabilité ?

  • Où est-ce que je me sur-adapte au lieu de m’écouter ?

  • Si Madame Zen reprenait sa place, qu’est-ce qui changerait dans ma vie ?

Prends le temps et ne cherche pas la “bonne” réponse.
Cherche juste la réponse honnête.

Petit exercice : inviter Madame Zen

Aujourd’hui, choisis un moment.

Cinq minutes seulement.

Assieds-toi.
Pose une main sur ton cœur.
Respire lentement.

Et pose-toi cette question :

“Qu’est-ce que j’évite de ressentir en ce moment ?”

Ne corrige rien, n’analyse pas mais observe simplement.

Puis demande intérieurement :

“Si j’étais en paix, que ferais-je différemment aujourd’hui ?”

Note la première réponse et même si elle semble simple et peut être dérangeante.

C’est souvent là que Madame Zen se cache.

et si elle n’était jamais partie ?

Peut-être que Madame Zen n’a jamais disparu.

Peut-être qu’elle attend simplement que nous soyons prêtes.

Prêtes à déposer l’armure.
Prêtes à ralentir.
Prêtes à ne plus confondre force et tension.

La paix n’est pas l’absence de chaos, c’est la capacité à rester ouverte au milieu du mouvement.

Et peut-être que la vraie question n’est pas :
“Où est passée Madame Zen ?”

Mais plutôt :

“Quand vais-je lui redonner la place qu’elle mérite ?”

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