escalier à Ubud Bali

  • 9 avr.

Mes débuts seule à Bali : quand Ubud m’a rappelé que je ne contrôlais rien (surtout pas les escaliers)

  • Nobilet
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Je pensais avoir réservé un havre de paix à Ubud, j'ai surtout réservé un entraînement intensif pour mes jambes. Récit de mes débuts mouvements à Bali, où Madame Zen et Madame Rigide se livrent une guerre sans merci.

Première destination : Ubud.

Un choix stratégique qui correspond à mon souhait de sérénité ; enfin… selon Madame Zen.

Parce que pour ce début d’aventure seule, il fallait quelque chose de “rassurant” : un hôtel, du confort, de la verdure. Et surtout… éviter de finir par parler uniquement à ChatGPT (même si, entre nous, il est très sympa).

Donc, je choisis un hôtel central, juste à côté de la Forêt des Singes.

Madame Zen valide immédiatement :

« Parfait. Comme ça, tu ne marches pas trop et tu pourras méditer. Ton corps te dira merci. »

Madame Rigide, elle, aurait peut-être aimé regarder… les détails.

Mais bon. Pour une fois, on a laissé Zen décider.

L’arrivée : premier indice (que je n’ai évidemment pas écouté)

J’arrive à l’hôtel.

Magnifique. Verdoyant. Calme. Exactement comme dans mes projections Pinterest version « je suis une femme apaisée ».

Madame Zen est ravie.

Et là… Pour accéder à la réception : des marches.

Beaucoup de marches.

Une petite voix (très reconnaissable) murmure :

« Tu ne voulais pas d’escaliers… non ? »

L’installation : optimisme et déni

Pas de chambre au rez-de-chaussée, et là, elle me donne les clés pour une chambre au… premier étage.

Escaliers.

Encore.

Madame Zen, toujours dans sa lumière intérieure :

« C’est ok, ça va te faire du bien. Tu vas t’entraîner. »

(S’entraîner… à survivre ? On y reviendra.)

La chambre est canon. Je m’installe. Je me pose.

Room service.

Plat indonésien.

Moment calme.

Et là… ma bouche décide de vivre sa meilleure vie : version volcan en éruption.

Mais sinon, tout va bien.

Le lendemain : l’illusion du « ça va aller »

Le matin, pleine de motivation (ou d’inconscience), je me dis :

« Allez, petit déjeuner + piscine. »

En théorie, c’est simple, accessible, normal.

En pratique ?

Des marches.

Encore des marches.

Toujours des marches.

Mais pas les marches « à la française ».

Non, non.

Les marches version Bali :

️ hautes comme un défi personnel ;

️ étroites comme un test d’équilibre ;

️ sans rampe (sinon ce serait trop facile).

Ajoute à ça la chaleur.

Et une terrasse de petit déjeuner située à… 500 mètres (merci la montre pour cette information absolument démoralisante).

Le moment où j’ai cru ne jamais y arriver

À mi-chemin, je n’avais plus de souffle, plus de jambes, et surtout… une peur énorme de tomber.

Paralysée.

Là, clairement, Madame Zen s’était faite discrète.

Et Madame Rigide criait :

« ON AVAIT DIT PAS D’ESCALIERS ! »

Et puis… un homme, un Indonésien en train de nettoyer une chambre, me voit. Avec le sourire, il vient me prendre la main pour m’accompagner simplement.

Et là, je me dis :

« Ok… peut-être que je ne suis pas si seule. »

La victoire : version piscine

J’arrive vivante (ce qui est déjà une grande réussite).

Résultat :

Je prends tout mon temps pour mon petit déjeuner.

Je reste à la piscine… une bonne partie de la journée.

Parce que clairement, une fois arrivée, on ne bouge plus. Enfin, moi, en tout cas.

Ma peau de Bretonne, elle, a aussi vécu une expérience intense. Je vous laisse imaginer .

Et pour le retour ? Accompagnement dès le départ. La meilleure stratégie mise en place.

Nouvelle réalité : le room service est mon meilleur ami

Depuis, j’ai fait un choix important : le room service, fidèle, présent et sans escaliers.

Et moi qui pensais que ma plus grande difficulté serait mon anglais… Je vais me faire un compliment : je me débrouille plutôt bien, vu que toute mon attention est mobilisée sur une seule mission : marcher sans mourir.

Conclusion : Bali, ou l’art de ne rien maîtriser

Je pensais venir ici avec un plan, une vision, une organisation.

Et en réalité… Bali m’apprend autre chose : ne rien prévoir.

Parce que de toute façon… Il y aura toujours une surprise ou plusieurs marches.

Et surtout, cette expérience m’a appris une chose essentielle : peut-être que, de temps en temps… je pourrais écouter Madame Rigide, surtout quand il s’agit de choisir un hôtel .

À suivre… parce que quelque chose me dit que ce voyage va continuer à me challenger… là où je ne l’attendais pas.

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